Accident vasculaire cérébral (AVC) : symptômes et premiers secours
Accident vasculaire cérébral (AVC) : reconnaître les signes et agir vite
Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque la circulation sanguine dans une partie du cerveau est interrompue ou qu’un vaisseau saigne. Une faiblesse soudaine d’un côté du corps, un trouble de la parole ou de la vision doivent faire suspecter une attaque cérébrale. En Suisse, appelez immédiatement le 144, même si les symptômes disparaissent. Ne perdez pas de temps à attendre une amélioration.
Voir les gestes à adopterQu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral ?
Le cerveau a besoin d’un apport constant en oxygène. Lorsqu’une artère se bouche ou qu’un vaisseau sanguin se rompt, certaines cellules cérébrales peuvent être endommagées rapidement. Les conséquences dépendent notamment de la zone touchée et de la rapidité des soins.
On distingue principalement l’AVC ischémique, provoqué par l’obstruction d’une artère, et l’AVC hémorragique, lié à un saignement. Leurs manifestations peuvent se ressembler : seul un examen médical permet de les différencier et de choisir le traitement adapté.
AVC ischémique
Un caillot empêche le sang de circuler normalement vers une région du cerveau.
AVC hémorragique
Un vaisseau se rompt et provoque un saignement intracrânien.
AIT
Un accident ischémique transitoire entraîne des signes passagers. C’est aussi une urgence, même après leur disparition.
Comment reconnaître les symptômes d’un AVC ?
Les signes apparaissent généralement de manière soudaine. Le repère FAST aide à retenir trois symptômes fréquents et la nécessité d’appeler sans délai. D’autres signes doivent également alerter.
Visage
La bouche s’affaisse ou le sourire devient asymétrique.
Bras
Un bras devient faible ou ne peut pas être maintenu levé.
Parole
La personne parle difficilement, utilise des mots incohérents ou ne comprend plus.
T · Time : appelez immédiatement le 144. Une perte soudaine de la vision, des vertiges intenses avec incapacité à marcher ou un mal de tête brutal et inhabituel peuvent aussi signaler un AVC. L’absence d’un signe FAST n’exclut donc pas une attaque cérébrale.
AVC : que faire en attendant les secours ?
- Appelez le 144 immédiatement. Signalez une suspicion d’AVC et donnez l’adresse exacte.
- Notez l’heure. Indiquez quand les signes ont commencé ou le dernier moment où la personne était dans son état habituel.
- Restez auprès d’elle. Installez-la confortablement, limitez les efforts et surveillez sa conscience et sa respiration.
- Suivez les consignes de la centrale. Si la personne perd connaissance, signalez-le. Si elle ne respire pas normalement, commencez la réanimation selon les instructions du 144.
- Préparez les informations utiles. Si elles sont disponibles sans retarder les secours, rassemblez la liste des médicaments, notamment les anticoagulants.
Ce qu’il ne faut pas faire
Attendre que cela passe
Une amélioration spontanée n’écarte pas un problème grave. Chaque minute compte.
Donner à boire ou à manger
La déglutition peut être perturbée. Ne donnez ni aliment, ni boisson, ni médicament par la bouche.
Administrer de l’aspirine
On ne peut pas distinguer un AVC ischémique d’une hémorragie à domicile. Ne donnez pas de médicament sans instruction médicale.
N’organisez pas vous-même un transport si une ambulance peut être mobilisée : la centrale 144 oriente la prise en charge adaptée.
Peut-on prévenir un AVC ?
Une partie du risque d’AVC peut être réduite. Le contrôle de la tension artérielle, l’arrêt du tabac, une activité physique adaptée et le suivi du diabète ou du cholestérol sont des leviers importants.
Certains troubles du rythme cardiaque, comme la fibrillation auriculaire, augmentent aussi le risque. Un suivi médical permet d’évaluer les mesures de prévention appropriées. En revanche, aucune bonne habitude ne remplace l’appel au 144 devant des symptômes soudains.
Pourquoi se former aux premiers secours ?
Face à une urgence neurologique, un témoin n’a pas à poser un diagnostic. Son rôle est de repérer un changement soudain, d’alerter rapidement et de protéger la personne jusqu’à l’arrivée des professionnels.
La formation aux premiers secours aide à structurer ces réflexes. ESU – École de Secours d’Urgence sensibilise à l’identification des urgences et à la conduite à tenir dans les limites des formations proposées.
Questions fréquentes sur l’AVC
Quels sont les premiers signes d’un AVC ?
Une asymétrie soudaine du visage, une faiblesse d’un bras ou un trouble de la parole sont des signaux typiques. Des troubles visuels, de l’équilibre ou un mal de tête brutal peuvent également survenir.
Quel numéro appeler en Suisse ?
Composez immédiatement le 144 en cas de suspicion d’AVC. Décrivez les signes et suivez les consignes de la centrale.
Que faire si les symptômes disparaissent ?
Appelez tout de même le 144. Un épisode transitoire peut être un AIT et annoncer un risque d’AVC.
Un AVC fait-il toujours mal ?
Non. Un AVC peut se manifester sans douleur, par exemple par une paralysie ou une difficulté soudaine à parler.
Peut-on donner de l’aspirine à une personne suspectée d’AVC ?
Non, sauf instruction médicale explicite. Certains AVC sont hémorragiques et l’aspirine peut aggraver un saignement.
Comment connaître le type d’AVC ?
Il faut une évaluation hospitalière, notamment une imagerie cérébrale. Les symptômes seuls ne permettent pas de distinguer avec fiabilité une obstruction d’un saignement.
Sources et limites de l’information
Informations fondées sur les ressources de la Fondation Suisse de Cardiologie : attaque cérébrale, ainsi que ses conseils pour réagir en cas d’urgence.
Ce contenu est informatif et ne remplace ni une formation pratique ni un avis médical. En cas de suspicion d’AVC, appelez le 144 sans attendre.
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