Secouriste en entreprise en Suisse : rôle et formation
ESU · SÉCURITÉ AU TRAVAIL
Secouriste en entreprise en Suisse : rôle, réflexes et formation
Un secouriste en entreprise est un collaborateur préparé à reconnaître une urgence, protéger les personnes, alerter les secours et apporter une première aide adaptée à sa formation. En Suisse, cette compétence s’inscrit dans une organisation des premiers secours pensée selon les risques, les effectifs et les lieux de travail. Découvrez son rôle concret, les limites de son intervention et comment préparer vos équipes.
COMPRENDRE
Quel est le rôle du secouriste en entreprise ?
Le secouriste en entreprise intervient dans les premières minutes d’un accident ou d’un malaise, avant l’arrivée des professionnels. Son rôle n’est pas de poser un diagnostic ni de remplacer les ambulanciers. Il consiste à reconnaître une situation préoccupante, éviter un danger supplémentaire et transmettre des informations utiles.
Dans un atelier, un bureau, un commerce ou sur un chantier, les risques ne sont pas identiques. Une organisation efficace tient donc compte des activités, des horaires, de la répartition des équipes et de l’accessibilité des secours.
Observer
Repérer les dangers et identifier rapidement une situation nécessitant de l’aide.
Déclencher l’alerte
Appeler le 144 si la situation le justifie et prévenir les personnes désignées sur le site.
Agir sans s’exposer
Appliquer les gestes appris, suivre les instructions des secours et surveiller la personne.
SUR LE TERRAIN
Les premiers réflexes face à une urgence
Sécuriser la situation
Avant d’approcher, vérifier les risques pour soi, la victime et les collègues : circulation, électricité, machines ou produits dangereux.
Évaluer et appeler
Vérifier la réaction de la personne et sa respiration. En cas de doute sérieux ou d’urgence vitale, appeler immédiatement le 144.
Apporter l’aide adaptée
Suivre les consignes de la centrale d’urgence. En cas d’arrêt cardiaque présumé, commencer la réanimation et utiliser un défibrillateur disponible selon les instructions et les compétences acquises.
Une formation pratique permet de répéter ces situations avec un encadrement adapté. Un article ne remplace pas cet entraînement.
RESPONSABILITÉ DE L’EMPLOYEUR
Comment organiser les premiers secours au travail en Suisse ?
L’article 36 de l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail (OLT 3) prévoit que les moyens nécessaires pour les premiers secours soient disponibles, compte tenu notamment de la nature des activités et de la taille de l’entreprise. L’organisation concrète doit être adaptée au contexte de chaque établissement.
Une préparation qui ne se limite pas à un cours
- Identifier les risques et les lieux où un incident peut survenir.
- Définir qui alerte, qui accueille les secours et qui apporte la première aide.
- Rendre accessibles les moyens de premiers secours et vérifier leur état.
- Informer les collaborateurs, y compris lors des changements d’équipe.
- Prévoir des exercices et actualiser les compétences.
Le nombre de personnes à former et le contenu des cours ne se déduisent pas d’un chiffre universel. Ils se déterminent selon l’évaluation des risques et l’organisation retenue par l’employeur.
DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES
Quelle formation choisir pour un secouriste en entreprise ?
Le bon parcours dépend des situations que vos équipes doivent pouvoir gérer. Une formation BLS-AED porte notamment sur la reconnaissance d’un arrêt cardiaque, la réanimation et l’utilisation d’un défibrillateur. Une formation plus large peut intégrer d’autres urgences, des exercices de communication et les risques propres au lieu de travail.
BLS-AED
Pour apprendre à réagir face à un arrêt cardiaque et s’exercer à la réanimation et au défibrillateur.
Découvrir la formation BLS-AED ESU →Formation adaptée aux risques
Pour préparer une équipe aux incidents plausibles dans son activité, avec des scénarios et des rôles définis.
Échanger sur les besoins de l’entreprise →Avant de réserver, vérifiez le programme exact, la durée, les conditions et les éventuelles reconnaissances du cours choisi. Ces éléments varient selon la formation.
ÉVITER LES ERREURS
Les limites à connaître pour intervenir utilement
Ne pas se mettre en danger
Une zone dangereuse doit être sécurisée par des personnes compétentes avant toute intervention.
Ne pas retarder l’appel
Une urgence vitale exige une alerte immédiate. Les gestes de secours et l’appel doivent s’organiser sans délai inutile.
Ne pas improviser
Agir dans le cadre de sa formation, demander conseil à la centrale 144 et transmettre les informations disponibles.
La qualité de la réponse dépend aussi de détails pratiques : adresse précise du site, accès pour les ambulances, emplacement du matériel, disponibilité des collègues et transmission des consignes aux nouveaux employés.
Pour une vue plus large des responsabilités de l’employeur, consultez également notre article sur le secourisme et la sécurité en entreprise.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Questions sur les secouristes en entreprise
Une entreprise suisse doit-elle organiser les premiers secours ?
Oui. L’OLT 3 prévoit des moyens de premiers secours adaptés à l’activité et à la taille de l’entreprise. Les mesures concrètes dépendent de ses risques et de son organisation.
Combien de collaborateurs faut-il former ?
Il n’existe pas de nombre unique valable pour toutes les entreprises. Il faut considérer les risques, les horaires, les effectifs, la dispersion des postes et l’accès aux secours.
Le BLS-AED suffit-il pour tous les risques professionnels ?
Pas nécessairement. Il cible surtout la réanimation et le défibrillateur. D’autres situations peuvent demander une formation complémentaire adaptée au secteur.
Que faire en cas de malaise grave au travail ?
Sécurisez les lieux, vérifiez la réaction et la respiration, appelez le 144 lorsque la situation est grave ou inquiétante et suivez les consignes données.
Faut-il actualiser la formation ?
Des rappels pratiques sont utiles pour entretenir les réflexes. Leur fréquence dépend du cours suivi, des recommandations applicables et des besoins de l’entreprise.







